06 Nouvelle Zélande, Notre tour du monde

Jour 124 – Bay of Islands

16/12/2018

Réveil à Bay of Islands

Réveil de bonne humeur après notre première nuit dans la voiture sur ce nouveau continent. On est content de retrouver la sensation de liberté qui y est associée. Après avoir pris notre petit déjeuner, on prend un petit moment pour se nettoyer histoire de se sentir propre, puis on part en voiture en direction de la plage.

Cette fois, c’est moi qui conduit, et c’est ma première fois à gauche. Finalement, ce n’est pas si difficile. Un peu de stress au début, une activation d’essuie-glaces à la place du clignotant, mais rapidement, je prends mes marques. Aucun souci à déplorer. Je nous amène à bon port.

Début de la Coastal Walk

On se gare sur un parking en face de la plage à Paihia et on prépare nos sacs pour aller marcher un peu. On avait trouvé sur internet un parcours appelé « Coastal Walk » qui nous faisait faire un bon petit tour du coin.

Nous voilà donc une fois de plus en tenue de randonnée, nos sacs sur le dos. On commence à longer la plage.  L’eau est d’un turquoise magnifique. Le soleil est bien chaud et on se sent bien. Après avoir longé la première plage, on traverse un petit pont qui nous conduit dans un petit bout de forêt. Ça sent bon le pin et on se serait presque cru en Provence.

Le chemin sur lequel nous marchons grimpe le long d’une colline arborée, en bordure de l’eau. Entre les branches des arbres, on aperçoit l’océan, toujours aussi bleu. On espère voir des dauphins, mais malheureusement, ce sera pour une autre fois.

Nous nous concentrons assez rapidement sur la marche car elle se rapproche finalement plus d’une petite randonnée que d’une simple balade. Le chemin monte et descend régulièrement pour mieux nous faire remonter. J’ai l’impression qu’il y a des escaliers partout. Je hais les escaliers ^^

On alterne les phases dans la forêt et les phases le long de la plage. Les parties boisées sont assez différentes les unes des autres. Après la pinède, on traverse des forêts un peu plus tropicales, dont certaines sont denses et laissées à l’abandon.

Rencontre du troisième type

Pendant toute notre traversée, on croise les doigts pour tomber sur des kiwis sauvages. Les panneaux « Kiwi lives here » nous remplisse d’espoir et on y croit ! Sauf qu’on n’avait pas conscience que, en plus d’être rares, les kiwis ne se manifestent que la nuit, dans le noir.

Si bien, que lorsqu’on croise un oiseau assez bizarre, brun, qui semble ne pas avoir d’ailes, on est vraiment persuadé d’avoir trouvé un kiwi. On est genre, vraiment trop fier, prêt à le crier sur tous les toits. D’autant plus que les gens semblaient dire que c’était trop difficile d’en voir dans la nature. On se sent trop privilégié… ^^

On en voit même un autre. Puis un autre. Et encore un autre. On est trop heureux, mais malgré tout, je commence à me dire que c’est bizarre d’en voir autant, vu que c’était censé être un animal rare.

Je me dis aussi qu’il me semblait que les kiwis avaient le bec plus long mais Benjamin ne veut pas m’écouter et il reste persuadé qu’on a bien vu des kiwis.

Après vérification, il s’est avéré que… ce n’était pas des kiwis, mais des wekas (ou antipodes) ! Ce sont des oiseaux qui, comme le kiwi, ont perdu la faculté de voler car ils n’avaient pas de prédateurs (avant l’arrivée de l’homme sur l’île). Ils ont toujours leurs ailes, mais ils ne s’en servent pas et elles sont tellement bien rangées qu’on les voit à peine.

Ils sont plutôt curieux et on en a vu pleins pendant notre voyage en Nouvelle Zélande.

La traversée

Mais revenons à notre marche… Après avoir bien crapahuté de ce côté là, nous prenons le ferry pour aller sur l’île en face. La marche à suivre pour prendre le ferry n’est pas très claire alors on attend devant l’embarcadère prévu pour les voitures. On nous laisse y monter à pied, après les voitures. On était les seules piétons mais visiblement ça fonctionnait bien comme ça. On paye directement sur le ferry, en liquide et nous voilà à bord.

bay of islands

La traversée est courte. On va juste en face et c’est tout près. En moins de 10 minutes, c’est fait. La dame du ferry essaye de nous donner des conseils sur le chemin à suivre, mais… avec son accent bizarre, on ne comprend rien. Oui, on repousse la faute à 100% sur elle ! ^^

Mais on reste poli, et on utilise une technique approuvée : on hoche la tête en souriant et en lâchant un petit « mmh mmh » en riant poliment et en la remerciant. Puis quand on se retrouve à l’abri des regards, on se demande direct l’un à l’autre si on a compris. Bizarrement à chaque fois que l’un compte sur l’autre pour comprendre un truc, l’autre aussi. Du coup, ça ne marche pas… ^^

De l’autre côté de Bay of Island

bay of islands

Arrivé sur l’île, on traverse la forêt, les routes, les villages. Dans le dernier village, on voit passer un défilé de Noël. Il y a quelques chars avec des sapins et des gens déguisés. C’est sympa mais vraiment bizarre de voir tout ça en plein été, par un grand soleil et par 30°C.

On arrive à un petit ponton, sur une plage d’eau turquoise où nombre d’enfants nagent en riant. On peut voir à travers l’eau claire des bancs de poissons argentés qui se déplacent ensemble. C’est magnifique…

C’est là qu’on prend le ferry pour faire la dernière traversée et revenir au point de départ de notre marche à Bay of Islands. On a mal partout et on est fatigué mais on apprécie cette douleur qui nous rappelle qu’on est vivant.

En route vers la suite

Après tout ça, on reprend la voiture, moi au volant et on va faire quelques courses. Puis en reprenant le volant, on se retrouve derrière un camping-car et une voiture qui s’étaient rentré dedans.

J’attends que la voie se libère. C’est à un carrefour. Et quand je tourne au carrefour… je me mets naturellement sur la voie de droite, comme en France au lieu de la gauche. Heureusement, Benjamin me hurle immédiatement « mets toi sur la voie de gauche ! » alors qu’une voiture arrive au loin en face de nous. Je peux me décaler avant que la situation ne soit vraiment dangereuse. Gros coup de pression…

Une fois remis de nos émotions, on roule en direction du Nord. Il est encore tôt et on se motive sur un coup de tête pour aller voir le coucher du soleil au Cape Reinga, le point le plus au Nord de l’île.

Coucher du soleil au Cape Reinga

La lumière du jour baisse et on a peur d’arriver trop tard et de louper ce beau moment. Mais on a vraiment de la chance et on arrive juste à temps. Le spectacle est vraiment merveilleux. Quelle bonne idée on a eu… ! La forme de l’île est vraiment belle, et éclairée par le soleil couchant, c’est sublime.

Une fois, le soleil couché, il est temps pour nous de réfléchir à un endroit où dormir. Il n’y a pas de réseau, mais heureusement on a l’application Campermate qui nous indique les campings à proximité. Et c’est au bout d’une petite route terreuse qu’on arrive au seul camping du coin.

Nuit au bord de la mer

Il se trouve en bord de mer, mais rien à voir avec les campings qu’on a en France. C’est juste la nature. On peut planter sa tente où on veut. Et il y a une cabine de toilettes et une douche de plage (froide). Le camping est payant mais à cette heure tardive, le responsable n’est plus là, alors il faut mettre l’argent dans une pochette, dans une urne de dépôt.

C’est 13$NZ par personne, mais on a que des gros billets (merci le distributeur)… On essaye de faire la monnaie auprès des autres campeurs mais personne ne peut nous dépanner. Alors on s’installe sans payer, comme des voleurs en mettant l’argent de côté pour le donner lors du passage du responsable.

On plante la tente dans un petit coin d’herbe, face à la mer. Une fois le campement installé, on sort notre mini-gazinière pour faire bouillir de l’eau et pour manger des nouilles instantanées. Pourquoi ce repas ? Eh bien parce que c’est vraiment pas cher et très simple à faire quand on n’a pas accès à grand-chose.

Rapidement, on se retrouve dans le noir, éclairé à l’aide de nos frontales. Ça, c’est pas un problème. C’est même plutôt cool. Non, ce qui est moins cool, c’est le nombre de moustiques qui se jètent sur nous comme des vampires assoiffés de sang… On doit courir se réfugier dans la tente pour leur échapper !

C’est avec tout un tas de moustiques autour de notre cocon que nous mangeons, avant de nous coucher tôt en vue de la journée du lendemain.

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