06 Nouvelle Zélande, Notre tour du monde

Jour 127 – Rotorua

19/12/2018

Ce matin-là, on se réveille à Rotorua, après notre nuit dans la voiture avec bâche de protection. La nuit s’est bien passée et on s’est senti protégé. Visiblement, l’overnight camping est toléré ici car nous ne sommes pas les seuls à sortir de la voiture nos têtes mal coiffées au petit matin; et, malgré les rondes de police nocturnes, personne ne nous a demandé de partir.

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Visite du parc Kuirau, à Rotorua

On se remplit le ventre, puis on part en direction du parc Kuirau. C’est un parc à activité géothermique accessible gratuitement dans la ville de Rotorua. Il suffit de se balader et d’observer les bains à remous, les mini-geysers, les fumerolles de vapeur et autres choses du genre.

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Il y en a un peu partout. Certains sont entourés de barrières, d’autres pas. Donc il faut rester prudent. Ce serait dommage de glisser et de finir brûlé vif dans un bain d’acide…

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C’est plutôt joli et on apprécie la balade dans ce petit parc, en prélude du fameux parc Wai-o-tapu.

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L’endroit que j’ai préféré, c’était le petit pont en bois qui passait au-dessus de l’eau fumante. Bon, après le Yellowstone, il faut être honnête que ce n’était pas vraiment impressionnant. Mais tout de même, c’est un endroit qui fait son petit effet.

Les Redwoods

Après cette balade, on ressent l’appel de la forêt. Et ça tombe bien car il y a les Redwoods, une jolie forêt, à quelques kilomètres seulement. On y découvre tout un parcours qu’on peut faire en hauteur dans les arbres. De nuit, tout est même éclairé par des lampions, ce qui rend l’endroit romantique.

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Nous n’avons pas encore mangé et Benjamin commence à avoir faim, mais je négocie durement pour qu’on aille quand même marcher un peu dans les bois quelques kilomètres. Il y a plusieurs circuits de randonnée alors on en choisit un pas trop long.

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Les arbres sont immensément hauts et leur écorce est dans les tons orange. La plupart ne sont pas si épais que ça, ce qui donne l’impression d’évoluer au milieu d’un armée de longues tiges hérissées. On se sent tellement petit dans cette nature démesurée…

Un décor magnifique

La randonnée est plutôt une balade qu’une activité nécessitant un vrai effort. C’est parfait ! La température est juste bien. On peut sentir l’air frais dans nos poumons et son odeur boisée nous donne le sourire. Au milieu de cet environnement, on en prend plein les yeux.

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Il y a les arbres, bien sûr, et leurs couleurs magnifiques. Mais aussi parfois de petits points d’eau cristalline. Le bleu turquoise, au milieu de tout ce vert, a quelque chose d’irréel…

On marche, en regardant tout autour de nous. En respirant pour se sentir vivant. Arrivé presque au bout de la première randonnée, je propose de continuer sur une autre boucle mais Benjamin veut surtout aller manger ^^. Son estomac et lui… quelle grande histoire d’amour ! Bon, pour sa défense, le pauvre, il est encore un peu malade. Et le fait de marcher le fait tousser.

Destination introuvable

Pour couper la poire en deux, on décide de faire un tout petit tour pour aller voir un point d’eau. Il n’y en avait que pour quelques centaines de mètres d’après les indications, sauf qu’on marche un bon moment sans rien trouver. On marche jusqu’à arriver à des marches en pierres avec des renforts en bois. Les escaliers sont assez hauts et ça nous demande un certain effort.

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Après les escaliers, ça monte toujours et on ne voit pas le bout du chemin. Mais pourtant, aucune trace de ce fameux point d’eau que nous cherchons… L’aurions-nous loupé ? Même en regardant sur l’application Maps me, il est introuvable. Pour le sens de l’orientation, on repassera…

Benjamin est à bout de force et tousse beaucoup, alors, pour une fois, on renonce et on prend le chemin du retour. Et en fait, on réalise qu’on était parti à la recherche d’un truc qui n’existait pas ! On avait tout simplement mal compris le panneau… ^^

Repas dans le parc de Rotorua

Ensuite, affamés, on cherche un endroit sympa où on peut se poser pour cuisiner et manger. On trouve des tables de pique-nique dans le centre-ville, près du parc. On s’y installe avec notre plaque de cuisson au gaz.

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Il y a un vent puissant, mais on a quand même réussi à cuisiner. On avait acheté du tofu mariné dans une sauce aigre douce. On l’a coupé en petits morceaux et après l’avoir fait revenir à feu doux à la poêle, on s’est bien régalé !

Direction Wai-o-tapu

Après ce bon repas, un peu tardif, on prend la direction du parc Wai-o-Tapu qu’on a prévu de faire le lendemain. Il est situé un peu au milieu de nulle part, et n’est pas si proche que ça de la ville de Rotorua.

Il y a un petit bistrot qui fait aussi motel et station-service pas très loin du parc. On avait vu sur internet qu’il était possible de dormir sur leur parking en payant pas très cher. Alors c’est là qu’on se dirige pour voir s’il reste un peu de place pour nous.

N’allez pas croire qu’on est des râpes, mais il faut que le budget tienne toute l’année, alors on doit rogner un peu le confort.

Nuit sur le parking d’un bistrot

On arrive sur place en fin d’après-midi, et, on a de la chance, il reste de la place. L’endroit est plutôt sympa. Le parking pour la nuit est en fait un terrain herbacé bien entretenu. On y capte un peu le wifi du bistrot. Au bout du terrain, une pente douce mène vers une cabine de douche/WC et également vers l’entrée du bistrot.

La gérante est vraiment très accueillante. Elle sourit tout le temps et on se sent directement à l’aise avec elle.

On va demander l’autorisation de rester pour une nuit, on payé et on s’installe. Comme on vit un peu dans notre voiture, on se sent comme à la maison. On se met un petit film pour se détendre et la fin de la journée passe assez vite.

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Pour le dîner, on se fait plaisir et on prend un burger végétarien chacun ainsi que des frites (oui… depuis le début du voyage, j’ai aussi l’impression qu’on ne mange que ça…^^). C’était vraiment pas cher et les gens avaient l’air de se régaler. Alors on a cédé. On n’a pas regretté : c’était délicieux !

Benjamin travaille un peu de son côté au bistrot, pendant que je trie les photos en ruminant sur mon erreur de ne pas avoir emmené moi aussi mon ordinateur. Entre les deux blogs à alimenter, les carnets de voyage à écrire, les documents à préparer pour le projet avec les enfants, les deux boutiques en ligne que Benjamin doit gérer, son service client, ses commandes à passer à ses fournisseurs, le marketing et les campagnes publicitaires à faire tourner, un autre ordinateur n’aurait pas été de trop ! Surtout qu’on est très occupé la journée avec ce voyage.

Enfin, Benjamin vient me rejoindre pour qu’on se prépare à dormir. Pas besoin de la bâche aujourd’hui. En deux temps trois mouvements, la « chambre » est installée. Sièges avant allongés complètement. Tapis de sol et petits sacs à dos mis en place comme repose-pieds pour remonter les jambes. Doudounes roulées en boule en guise d’oreiller. Sacs de couchage prêts à l’emploi. Bouchons d’oreille. Nous voilà parés pour la nuit !A demain…

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