03 Pérou, Notre tour du monde

Jour 83 – Jungle Tambopata, jour 3

06/10/2018

Le déluge…

Vers 3h00 du matin, il y a eu un orage. Mais rien à voir avec la petite averse qu’on a chez nous vous voyez. Là, je parle du déluge. La saison des pluies approchait à grand pas et la violence de l’orage faisait un peu peur. Des trombes d’eau s’abattaient sur nos petites lodges qui n’avaient pour seul toit qu’une fine plaque de plastique ondulée. Ça faisait un boucan incroyable.

Depuis les pluies qui avaient commencé la veille, on n’avait plus d’eau dans les lodges. Ni dans les toilettes, ni au lavabo, ni dans la douche. L’eau avait été remise aujourd’hui, mais avec la pluie, elle était un peu boueuse.

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Étant donné que ça ne se calmait pas, on a fini par se résoudre à se rendormir un peu, en espérant que ça se serait arrêté au moment de partir. Mais lorsque le réveil a sonné, le ciel était toujours déchaîné.

On a tendu l’oreille et a commencé à se préparer quand même, au cas où l’expédition ait quand même lieu. Mais tout le monde avait l’air de dormir. Tout le monde avait visiblement laissé tomber l’idée. Apparemment, les toucans restent à l’abri quand il fait ce temps-là, donc aucune chance de les voir. Tant pis ! On s’est remis au lit pour terminer la nuit jusqu’au petit déjeuner.

Excursion sous la pluie dans la jungle Tambopata

Au petit déjeuner, Jhonatan nous parlait encore de la kizomba ^^. Une fois le festin dévoré (décidément, leurs pancakes sont vraiment délicieux !), notre petit guide est allé chercher une paire de bottes en plastique pour chacun et nous a suggéré d’aller chercher nos ponchos ou imperméables.

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Il pleuvait toujours, mais on n’allait pas se laisser abattre. Nous voilà partis dans la jungle, sous la pluie, derrière Jhonatan, qui, on ne savait pas pourquoi à ce moment-là, s’était armé d’une grande machette.

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En fait, la machette c’était pour ouvrir le chemin en coupant les branches et lianes qui nous empêchaient de passer. On se serait cru dans Indiana Jones ! Heureusement qu’on avait les bottes plastique parce que le sol était presque inondé et on avait les pieds soit dans la boue soit dans l’eau. Moi j’avais un peu de mal à marcher parce que mes bottes étaient en 38 (plus petite taille qu’il y avait) et que je fais du 35 ^^

Rencontre avec un boa

L’idée de cette activité était de voir la jungle et d’en apprendre un peu plus sur certaines plantes, mais aussi de croiser quelques animaux. On a eu de la chance car on a assez rapidement croisé un boa. Il était tranquillement enroulé autour d’une branche et n’a pas paru être dérangé par notre présence. Il était vraiment beau.

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On a bien pris le temps de l’observer, de le photographier et de le filmer. Il nous avait vu et nous observait lui aussi, en sortant sa langue fourchue, pour essayer de déterminer si on représentait un danger pour lui. On était vraiment content d’avoir pu le voir de si près.

Par la suite, on n’a pas pu en revoir, mais Jhonatan nous a fait remarquer une étrange odeur qui ressemblait un peu à du poisson, ou à une odeur marine. Et il nous a dit qu’il s’agissait de l’odeur d’un serpent. C’est intéressant de savoir ça. Maintenant, dès que ça sent le poisson, on cherche s’il y a un serpent ^^ !

Sur les traces des animaux de la jungle

Jhonatan avait un poncho en plastique noir dont il avait revêtu la capuche, mais il sortait ses oreilles pour entendre au mieux les bruits autour de lui. Il repérait également les insectes, et le moindre mouvement. On était vraiment impressionné de sa facilité à débusquer des animaux camouflés.

Il nous a montré aussi des empreintes ou des indices qui lui indiquaient la présence de tel ou tel animal dernièrement. Il nous a montré des feuilles qui avaient été grignotées d’une façon significative. Un paresseux était passé par là… On a cherché mais on ne l’a pas trouvé malheureusement. On aurait vraiment aimé en croiser un dans son habitat naturel…

On a vu un escargot orange vraiment énorme. Sa coquille faisait la taille de deux points mis cote à cote. Il était impressionnant.

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Sinon, les animaux qu’on a le plus vus, eh bien, c’était les plus dangereux de la jungle : les moustiques (en nuage autour de nous), et les fourmis ! On devait faire très attention aux endroits où on mettait les mains et les pieds.

Et parfois ce n’était pas évident. On devait passer sur des troncs d’arbres qui faisaient office de ponts pour traverser les rivières ou enjamber des troncs d’arbres tombés.

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La végétation luxuriante de la jungle Tambopata

Jhonatan nous a montré plusieurs arbres typiques de la jungle. Ils étaient magnifiques, avec de grosses racines.

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Et il nous a montré aussi un arbre tout fin qui se déplaçait au sens propre du terme. Son tronc poussait en direction d’un endroit rassemblant de bonnes conditions de vie (lumière, eau…). Et cela déplaçait son centre de gravité. Les racines poussaient et se déplaçaient alors dans la direction du tronc pour équilibrer et ainsi de suite. La plante se déplaçait.

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Pour le déjeuner, on a eu des galettes de légumes excellentes, des légumes et du riz. On s’est régalé, comme à chaque fois.

Monkey Island, l’île aux singes

Après le repas, nous sommes allés en bateau sur une île de la rivière sur laquelle il y avait des familles de singes. Jhonatan a dû sauter à l’eau pour amarrer le bateau. Il avait toujours ses bottes en caoutchouc donc elle se sont remplies d’eau et on a bien ri quand il essayait de marcher avec sur la plage.

Règles de sécurité

Une fois sur l’île, il nous a donné à chacun des nattes (dont raffolent les singes) et des bananes, puis nous a donné quelques consignes de sécurité.

  • Ne pas sourire car c’est mal interprété par les singes
  • Se déplacer lentement
  • Seulement leur tendre les fruits sans essayer de les toucher
  • Ne pas faire de gestes brusques
  • En cas de réactions agressives ou de cris des singes, reculer doucement et ne pas les regarder dans les yeux.
  • Une seule personne à la fois pour donner un fruit à un singe, pour que le guide puisse surveiller que tout va bien.

Le contact avec les singes

Jhonatan a fait de petits bruits et sifflement pour attirer les animaux. Et on a rapidement croisé un premier groupe de singes. J’ai été la première à pouvoir donné un fruit à un tout petit singe. Et c’était génial de voir comment ils évoluaient dans les arbres et comment ils descendaient, se tenant avec la queue, pour pouvoir se pencher vers nous.

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Je suis restée immobile, le bras tendu contre le tronc d’un arbre, en direction du singe qui descendait doucement vers moi. J’ai senti ses petits doigts attraper doucement le fruit en m’effleurant. Puis il est remonté aussi se mettre à l’abri, tout content, son trophée sous le bras.

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Benjamin a tenté l’expérience juste après moi. Le singe a qui a donné le fruit avait un peu la trouille et il lui a pris très vite. C’était marrant.

Ca sent l’attaque de singes…

Quand les Australiens ont essayé par contre, ça ne s’est pas très bien passé. L’un d’eux avait une grosse moustache et visiblement, les singes avaient peur de lui et ne voulaient pas s’approcher.

Quant au second, quand il a tenté, un singe avait commencé à descendre, mais tout d’un coup, le groupe s’est mis à crier et il est vite remonté. Le chef du groupe poussait des cris agressifs et Jhonatan a demandé à l’Australien de vite revenir vers nous car ce n’était pas bon du tout. Peut-être ce dernier avait-il souri… Toujours est-il que les singes n’avaient confiance ni en l’un ni en l’autre.

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Benjamin a pu redonner encore un fruit à un petit singe tout mignon, et les australiens ont retenté leur chance. Pour celui à la moustache, il n’y avait rien à faire… L’autre a pu donner un fruit.

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On a passé un petit moment à les observer en écoutant les informations données par Jhonatan sur leur mode de vie, la structure de leur groupe, et leur espèce. Puis on a pris le chemin du retour.

Carrachupa s’était endormi sur le pont du bateau et Jhonatan est arrivé discrètement pour le surprendre. On avait vraiment l’impression d’être avec un copain ^^

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Sur le chemin du retour, on s’est arrêté pour voir si le filet de Carrachupa avait fait des prises. Il n’y avait qu’un poisson et je sais que c’est essentiel pour la nourriture des personnes vivant ici, mais je n’arrivais pas à me réjouir en le voyant se débattre. Il l’ont posé dans un sachet, sans eau, ce qui l’a destiné à mourir par « noyade » dans l’air. J’en étais malade… =/

Sur le trajet du retour, on a croisé un caïman blanc sur le rivage. Il n’était pas très gros, mais on a pu s’approcher assez près pour bien l’observer.

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Dernière soirée dans la jungle

Pour le dîner, toujours le même type de repas trop bon constitué de galettes de légumes, de riz et de légumes. Et en dessert des bananes au lait concentré.

Pendant et après le repas, Jhonatan nous parlait encore de kizomba et le sujet est resté relativement proche de la danse latine, de voyage, et des relations hommes-femmes (Jhonatan était un fervent admirateur des femmes asiatiques). Les Australiens nous ont laissés et on a continué à écouter de la musique, discuter et danser.

On a dansé la bachata, la salsa et encore la kizomba. Le personnel était de la partie aussi pour nous observer et éventuellement danser. Et on a même eu droit à une démonstration de reggaeton par le fils du gérant de 18 ans. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il s’agit d’une danse « hot »… ^^ Et c’est comme ça que les jeunes dansent en discothèque aujourd’hui au Pérou.

Là-dessus, on a pris les coordonnées de Jhonatan pour pouvoir rester en contact. Et on est allé se coucher pour passer notre dernière nuit au cœur de la jungle Tambopata en Amazonie…

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