04 Argentine, Notre tour du monde

Jours 114 et 115 – El Chalten

07/12/2018 et 08/12/2018

Le bus nous dépose à la gare routière d’El Chalten au petit matin. Le paysage en arrivant est juste fou… Les montagnes ici ont une forme vraiment particulière. C’est magnifique. On sait immédiatement que cet endroit va nous plaire…

el chalten

Arrivée à El Chalten

On a commence par prendre nos marques, retirer un peu d’argent et s’informer sur les meilleures randonnées à faire. Et ensuite on va voir si c’est possible de poser nos affaires.

Notre auberge est ok mais la chambre n’est pas encore prête. Alors en attendant, on prend le petit déjeuner. Oui, parce que même après 24 heures de bus, on ne se laisse pas abattre ! On a de la chance : le petit déjeuner est bien garni. Benjamin, dont l’estomac est toujours partant quand il s’agit de se remplir, se rue sur le buffet, un filet de bave au coin des lèvres.

Benjamin commençait à être un peu malade (probablement à cause de la climatisation du bus), mais la perspective de prendre un petit déjeuner lui a redonné le sourire.

Une fois nos appétits rassasiés, direction la chambre pour prendre une bonne douche. Après tout ce trajet, je vous promets que c’était pas du luxe car on nous suivait un peu l’odeur…

Malade…

Par contre, après ça, on se rend compte que Benjamin ne va pas très bien. Il tousse un peu, il a mal au crâne et il a sa tête des mauvais jours. Du coup, dans un premier temps, on se repose. Sieste pour tout le monde !

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De mon côté, je commence enfin à aller mieux. Heureusement, on n’a pas été malade en même temps. Alors j’ai pu m’occuper un peu de lui. Finalement, on passe la journée au lit à se reposer. Oui, je sais, ça fait pas rêver. Mais c’est aussi ça le voyage !

On a tellement mangé au petit déjeuner qu’on n’a pas eu besoin de manger le midi. Mais le soir, j’ai dû partir en quête de nourriture pour satisfaire l’appétit vorace de notre petit malade. Et par chance, j’ai trouvé un bon petit restaurant vegan et éco-responsable.

De quoi prendre nos marques en douceur dans ce nouvel endroit…

Changement de décor

Le lendemain matin, on commence par prendre un bon petit déjeuner à l’auberge (oui, on passe notre temps à manger !) et par regarder où est l’auberge suivante. Impossible de la trouver sur la carte. Ça commence bien. Pourtant le village tient dans un mouchoir de poche, et Benjamin a le sens de l’orientation dans le sang. Mais rien n’y fait. C’est la galère et on essaye de se diriger comme on peut.

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Sacs sur le dos et boussole à la main, on a des belles têtes de vainqueurs mais on finit par toucher au but. Pas étonnant qu’on ne trouve pas sur internet : c’était un genre de cabane directement dans le jardin d’un habitant. Enfin, on est assez surpris mais c’est propre et fonctionnel.

En route pour la randonnée

Après avoir posé les affaires, on part se ravitailler à l’épicerie du coin (des chips et des fruits), et on prend la direction de notre première randonnée vers la Laguna Torre.

On est équipé de nos petits sacs à dos, de nos fidèles Salomon et de nos bâtons de randonnée. Il y a un beau soleil et la randonnée s’annonce très bien. La première montée est un peu raide et je crains de perdre un poumon ou deux, mais elle est très courte, bien heureusement.

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Benjamin a une sorte de regain et il n’a presque plus l’air malade. Il gambade fièrement sur le sentier, tel une petite biche. Et ce n’est pas pour me déplaire.

Un randonnée inspirante

On avance à un bon rythme et, même si on croise quelques personnes, on est juste tous les deux la plupart du temps. Ça nous permet de profiter de cette marche dans la nature dans le calme et c’est super.

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Le fait de marcher dans un tel environnement c’est complètement inspirant et nos esprits cogitent beaucoup. Un tas d’idées germent dans nos têtes au fil des pas. De nouveaux projets. Des anciens projets revisités. De nouvelles stratégies pour atteindre nos objectifs.

La marche aide beaucoup à réfléchir. Et ça nous met dans un état d’esprit positif. Je vous assure que rien que pour ça, ça vaut le coup de marcher. Peu importe l’endroit. Je suis persuadée que c’est une excellente source de motivation.

Ce que j’ai trouvé vraiment génial, c’est de pouvoir discuter de tout ça avec Benjamin. Cette discussion m’a encore plus boostée. C’est dans ces moments-là que je réalise ma chance de partager la vie de quelqu’un qui est dans le même état d’esprit que moi. On se soutient, on se motive, on se donne l’un l’autre de nouvelles idées et on enrichit nos projets mutuels. C’est comme si on était tout le temps en plein brainstorming.

Les paysages d’El Chalten

Mais revenons à la rando ! Certaines randonnées n’offrent une belle vue qu’à l’arrivée. Celle-ci nous a offert une vue magnifique sur la montagne du Fitz Roy presque du début à la fin. C’est plus que motivant de marcher dans ces conditions. Et plus on s’approche, plus c’est beau.

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On passe par la forêt, par des zones de bush, au milieu des rochers et on arrive jusqu’à un point de vue magnifique sur le lac, et sur la montagne. On est scotché par cette vue sublime…

Nous prenons le temps de respirer et d’admirer la vue en mangeant notre maigre repas. La randonnée était d’un niveau facile par rapport à ce qu’on avait déjà fait, mais Benjamin commençait de nouveau à se sentir patraque. De gros nuages commencent à s’approcher et on n’est pas équipé pour essuyer une averse. Alors on reprend la route pour rentrer.

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Retour effroyable

Benjamin nous entraîne sur un chemin un peu différent pour rentrer. Comme toujours, son sens de l’orientation à toute épreuve triomphe et nous ramène au village. Et on a fait le chemin bien plus vite qu’à l’aller. J’avance à un rythme effréné, et Benjamin a même du mal à me suivre. Il vous dira que c’est à cause de son état, mais je préfère me persuader que c’est parce que je suis devenue une randonneuse aguerrie. ^^

L’explication à ma soudaine motivation est très simple. J’avais remarqué des chenilles noires sur le chemin. Pas une ni deux. Des dizaines ! Pour ceux qui ne me connaissent pas, les chenilles, vers et autres asticots grouillants, c’est une vraie phobie chez moi. Et comme le vent se levait, et avec lui le risque que les branches des arbres bougent et fassent tomber une pluie de chenilles, j’étais complètement terrorisée.

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J’aurais pu être tétanisée, mais j’ai choisi l’autre option : la fuite. Mon unique objectif à ce moment-là était de rentrer le plus vite possible pour me mettre à l’abri. Benjamin a bien ri en me voyant m’activer comme ça. Mais il m’a dit également avoir été agréablement surpris de mes capacités physiques en cas de « danger ».

Le triomphe

Pour terminer cette anecdote : pas de pluie de chenilles à déplorer ! Mes efforts ont payé. C’est la victoire et j’ai presque envie d’exécuter une petite danse de la joie !

Rattrapé par la maladie

Après une douche bien fraîche (on commence à avoir l’habitude), on perd Benjamin qui s’endort en quelques minutes. Il a de la fièvre et il a l’air épuisé. Ça ne s’arrange pas trop…

Inquiète, j’en parle à une amie médecin à distance pour avoir son avis. J’ai un peu peur que la fièvre soit liée à un paludisme potentiellement attrapé aux chutes d’Iguazu à cause des moustiques. Le médecin me rassure : cela ressemble plutôt à une angine.

Mais pour le lendemain, ce sera repos, sur ordre du médecin !

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