03 Pérou, Notre tour du monde

Jour 65 – Premier jour à Arequipa

19/10/2018

Arrivée à Arequipa

La nuit dans le bus a été plutôt mouvementée. On avait l’impression que le bus roulait dans la pampa, en dehors de la route. Le bus remuait dans tous les sens. On a préféré ne pas regarder par la fenêtre de peur d’être complètement stressé.

Notre bus avait pris du retard à cause de manifestations qui avaient bloqué des routes. Mais on était tout excité car notre amie Hélène et son copain Charles-Antoine étaient au Pérou depuis quelques jours et justement, ils étaient également dans un bus à direction d’Arequipa.

On est arrivé à la gare routière un peu avant eux, et on était trop heureux de voir leurs petites frimousses. Ça fait du bien de revoir des visages familiers après tout ce temps passé à découvrir des endroits et des gens nouveaux chaque jour !

Les boulets au Pérou…

On avait réservé un Air BnB dans un quartier calme de la ville, non loin du volcan Misti. On a commencé par chercher un taxi pour y aller et pouvoir poser nos sacs. Forts de notre expérience des taxi, Benjamin et moi avons dit à Hélène et Charles-Antoine qu’il fallait s’éloigner un peu pour trouver le taxi.

Le premier chauffeur de taxi qui s’est présenté à nous nous a demandé 15 soles pour le trajet. On avait vu que ce n’était pas trop loin et on trouvait ça un peu cher, alors on a refusé et on est allé voir les taxis qui étaient un peu plus loin. Sauf que les autres, ils nous ont tous demandé entre 20 et 25 soles… ^^

Finalement, on est parti avec un chauffeur qui était ok pour 15 soles. On est donc les rois de la négociation, comme vous voyez ^^. On s’est tous entassé dans la petite voiture, en ayant nos sacs dans les genoux. C’était assez marrant.

Mais le plus marrant, c’est quand Benjamin a réalisé qu’on avait donné la mauvaise adresse au chauffeur… En fait, on allait bien plus loin que ce qu’on lui avait dit. Donc au final, on se sentait tout gêné donc on lui a laissé 20 soles. Oui, on est des boulets ! Et je crois que, tous les quatre ensembles, le phénomène s’amplifie ! ^^

La maison du bonheur

Arrivés au Air BnB, nous étions sous le charme de la grande maison de notre hôte. On a eu du mal à la trouver. Les garçons ont fait tout le tour de la résidence pour trouver la fameuse porte, mais une fois qu’on y était, on n’avait plus envie d’en partir.

Il y avait deux petites cours intérieures bordées de fleurs de toutes les couleurs, un petit espace pour manger avec des tables et des chaises, plusieurs étages avec des chambres décorées avec goût et une salle de bains par étage.

Les propriétaires étaient super sympas, même si on avait du mal à les comprendre quand ils parlaient. On a installé nos affaires dans nos chambres et on s’est préparé pour aller manger. Comme toujours depuis le début, on a marché pendant une heure avant de trouver l’endroit où on voulait manger. Rien de fou ce midi-là : des empanadas au fromage (un peu trop secs) et un peu de salade.

La visite de Santa Catalina

Après ce repas gargantuesque, on a pris la direction de la principale attraction de la ville : le couvent Santa Catalina ! C’était effectivement un endroit à voir. Vieux couvent aujourd’hui seulement visité par les touristes, il regorgeait de petites ruelles, chapelles, salles de prières, chambres, cuisines, fontaines… Les couleurs étaient très belles. On y trouvait principalement du bleu, du rouge et blanc.

L’endroit était vraiment sympa. On pouvait carrément se perdre dans les petites ruelles. C’était un genre de ville dans la ville. Avec Hélène, on n’a pas réussi à rester sérieuses. On a commencé à jouer tous ensembles au roi du silence. Et ça a même fini en cache-cache. En tout cas, on a bien ri tous les quatre.

On a aussi fait quelques photos sympas, et gâché quelques photos d’un homme qui passait par là et avait demandé à Benjamin de le prendre en photo : on s’est mis dans le fond discrètement avec Hélène en faisant des pauses rigolotes. Oui, je sais : on est de vrais gosses ! ^^

La Place d’Armes

Après la visite du couvent, on a pris la direction de la Place des Armes qui était à côté. Sur le chemin, une péruvienne en tenue traditionnelle a mis un petit chevreau dans les bras d’Hélène pour qu’elle prenne une photo en échange d’un petit billet. Hélène n’a pas eu le cœur de dire non et ça nous a fait sourire. Elle était toute mignonne avec son petit machin dans les bras.

Bon, pour ma part, je cautionne pas trop l’idée d’enlever un petit bébé à sa maman et le mettre dans les bras des touristes pour avoir de l’argent… Mais bon, il faut dire que les touristes sont bon public. Ils accourent tous pour faire des photos ! C’est de l’argent facile. Même si certains, comme une dame qu’on a vu, prennent le bébé dans les bras, lui font un câlin et pleins de photos puis le rendent avec un regard méprisant et ne donnent rien. Bref… changeons de sujet !

Arrivés sur la Place d’Armes, il y avait une belle cathédrale. Mais impossible pour Hélène de la visiter car elle était en short et sandales. Oups ! On a fait rapidement un petit tour à l’intérieur avec Benjamin pour voir à quoi ça ressemblait avant de rejoindre nos deux acolytes. Le soleil était en train de se coucher et on a pu assister à un mélange de couleurs encore une fois incroyable : du violet, du bleu et du rose qui créaient un tableau presque irréel…

La rue piétonne

En parlant de short, celui de Benjamin commençait à rendre l’âme depuis Lima. La braguette ne fonctionnait plus et restait ouverte et le bouton s’était arraché. En gros, il ne pouvait plus le fermer du tout et le short ne tenait pas trop. Il risquait de le perdre à tout moment.

On a donc profité d’être en ville pour faire un tour dans la rue piétonne pour voir si on lui trouvait un short de remplacement.

Dans la rue piétonne, il y avait beaucoup de chanteurs de rue. Un détail nous a frappé : ils étaient presque tous aveugles ou mal voyants. C’était assez étonnant parce qu’en France, ça ne fonctionne pas trop comme ça. On a remarqué aussi que tous les artistes de rue n’étaient pas vraiment… faits pour ça ^^. Il y en avait certains qui chantaient clairement très faux, mais ils gardaient le sourire, ce qui est le plus important.

A la recherche du meilleur guide…

Dans notre programme initial, Benjamin et moi avions prévu de passer seulement un jour à Arequipa puis de filer au lac Titicaca, à Puno. Finalement, suite aux conseils de pas mal de monde, on avait décidé de remplacer Puno par le Canyon de Colca. On en a parlé à Hélène te Charles-Antoine, qui eux aussi étaient emballés par l’idée d’y aller.

Mais la façon d’y aller était pour nous assez floue. Alors on a commencé à faire le tour des agences recommandées par le guide du Routard. La première qu’on a faite, c’était Pablo Tour. Le guide à qui on a parlé a su tout de suite trouver les mots pour nous donner envie de faire l’excursion avec lui. Le petit plus, c’était qu’il faisait le trek dans le sens inverse des autres. Donc on était plus ou moins seul tout le temps, et apparemment la dernière montée serait moins difficile. Par contre le prix proposé était vraiment trop cher pour nous…

Deuxième agence : Eco Tour. Là aussi, un guide sympa. C’était bien moins cher que Pablo Tour, mais ça restait bien au-dessus des prix qu’on avait vus sur internet. Et là, on ferait le trek dans le sens normal, et en groupe un peu plus nombreux.

A ce moment-là, Charles-Antoine a commencé à nous demander si on ne pouvait pas le faire sans guide. Hélène et moi, on n’était pas chaudes du tout ! On s’est dit que ce serait peut-être dangereux, que physiquement ce serait éprouvant, qu’on risquait de se perdre… Les garçons étaient bien motivés, mais ça nous semblait un peu inconscient.

Vous prendrez bien une petite crêpe ?

On a décidé d’aller manger et d’en reparler plus tard, car de toute façon, il nous restait une dernière agence à voir le lendemain. On a trouvé une crêperie française et on s’y est posé pour la soirée. Les crêpes étaient très bonnes ! Qu’est-ce que ça nous faisait plaisir de retrouver un peu de « gastronomie » française ! On sous-estime souvent la chance qu’on a de vivre en France et d’avoir accès à une excellente nourriture…

On a profité d’être là pour boire de bonnes infusions et pour discuter de sujets légers tels que nos transits intestinaux depuis le début du voyage. C’est un sujet comme un autre, et forcément, à table, c’est le meilleur moment ! ^^

Sauf que, dans ce restaurant français, il y avait de nombreux français autour de nous… Je ne vous explique pas la gêne quand on s’en est rendu compte après avoir parlé ouvertement de ce genre de sujet. ^^

Rencontre inattendue

En allant attendre notre Uber pour rentrer, on a croisé un vieil homme saoul dans la rue. Il nous a parlé pendant au moins dix minutes mais sans qu’on comprenne vraiment ce qu’il voulait. Ce qui était sûr c’est qu’il voulait qu’on vienne boire un verre avec lui dans un genre de bar. Il nous a même donné rendez-vous au même endroit le lendemain à 18h précises ! Enfin, cette conversation n’était très claire pour personne je crois.

Le papier toilette disparu…

Une fois rentrés à notre Air BnB, Hélène s’est rendu compte avec horreur qu’elle avait oublié son rouleau de papier toilette dans la salle de bains commune et qu’il avait disparu. On en a pleuré de rire. Au Pérou, il faut bien garder son rouleau de papier toilette avec soi car il n’y en a pas toujours dans les WC. C’est vital d’y faire attention !

D’ailleurs, pour la petite info (je ne sais plus si je l’ai déjà dit) : en Amérique du Sud, on doit jeter le papier toilette dans la poubelle et non directement dans le WC car la tuyauterie n’est pas adaptée et le WC se bouche complètement. On prend vite l’habitude, mais au début ça fait bizarre.

C’est après ce dernier fou rire qu’on s’est endormi, des larmes de rire encore au coin des yeux, et le sourire aux lèvres..

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