03 Pérou, Notre tour du monde

Jour 67 – Cabanaconde

21/10/2018

Préparation avant le départ

En nous réveillant ce matin-là, il fallait encore qu’on prépare nos sacs. Au départ, on s’était dit qu’on prendrait nos petits sacs seulement. Mais en fait, ils ne sont pas faits pour la randonnée, ni pour transporter beaucoup de poids. On a eu peur qu’ils nous fassent mal au dos.

Alors on a opté pour les gros sacs. Et heureusement ! Parce qu’entre les camel bags pleins d’eau, la nourriture et les vêtements chauds, on était à environ 10 kg chacun. On a mis ce qu’on n’emportait pas dans nos housses de transport fermées avec cadenas, et on a demandé à les laisser en consigne chez notre hôte jusqu’à notre retour.

Sans ressources

Au moment de partir, petit stress de mon côté : je ne me rappelais plus ce que j’avais fait des billets de bus ! En plus j’aurais été incapable de nous en racheter. Je n’avais plus d’argent sur le compte en banque spécifique du voyage (relié à la carte sans frais qu’on utilise). J’ai voulu me faire un virement depuis mon compte personnel la veille, mais en France, quand j’ai voulu le faire, on était déjà vendredi en fin de journée, donc hors jours ouvrés. Résultat : impossible de faire mon virement avant lundi… Merci la banque !

Heureusement, Charles-Antoine et Hélène nous ont avancé pas mal d’argent. On a tout noté pour pouvoir les rembourser dès que le virement serait fait. Bref, en attendant, on était un peu coincé. Mais heureusement, j’ai retrouvé les billets !

Attente à la gare routière

On a filé à la gare routière et on était juste à l’heure demandée. On a enregistré nos bagages et on est allé payer les taxes de gare routière. Et puis on a attendu. Je déteste attendre… J’avais surtout peur qu’on rate le départ du bus sans le vouloir.

Pendant ce temps-là, Hélène parcourait toute la gare routière pour trouver des toilettes… alors qu’il y en avait juste à côté de nous.

Le bus était assez différent des gros bus touristiques qu’on avait pris jusque-là pour relier deux villes. C’était vraiment un truc local, avec une vieille télévision qui carrée qui passait de la cumbia en boucle. Le bus était clairement très vieux, et pas super confortable, mais c’était bien moins pire que ce que j’imaginais après avoir discuté avec Verane.

Le trajet en bus local

Nous voilà donc partis pour 7h de route dans ce formidable véhicule. La musique a tourné du début à la fin…avec quelqu’un qui tapotait l’air de la musique avec ses ongles sur la vitre. ^^

Les paysages étaient très sympas à voir. On a passé un long moment à traverser la ville, puis, on a traversé un endroit désertique. Et enfin, on est arrivé dans la réserve Aguadas Blancas.

On y a croisé pleins d’alpagas, de lamas et de bicunas. Tout était vert. C’était beau. Au bout de quelques heures, on a commencé à voir pleins de cultures en terrasses. La route serpentait entre les montagnes et on est monté jusqu’à 4000 m d’altitude.

Peu à peu, on a vu des personnes qui travaillaient dans les champs. Le bus s’arrêtait et les récupéraient au passage pour les déposer dans leur village. On s’est vite retrouvé plein. Les gens étaient même debout dans le bus, tellement c’était plein.

Notre arrivée à Cabanaconde

A peine arrivés à Cabanaconde, une meute de chien est venue vers nous. L’un d’eux a senti le sac d’Hélène (plein de nourriture) et a aboyé pour appeler ses amis. Ils sont venus autour d’elle et on a eu un peu peur qu’ils soient agressifs, mais non.

Une jeune fille était là pour nous accompagner jusqu’à notre auberge. L’auberge était sur la place. Nos chambres étaient à côté l’une de l’autre. Et il y avait un restaurant juste à côté.

Après avoir pris possession des lieux, on est allé voir sur la place si on pouvait déjà réserver notre billet retour pour le bus.  Mais l’agence était fermée et n’ouvrait pas avant 22h.

On cherche toujours un chapeau pour Hélène

En attendant, on a fait le tour du village pour trouver un chapeau à Hélène. Elle avait décidé qu’elle voulait un chapeau traditionnel. On a fait toutes les petites boutiques du village sans trouver celui qu’elle voulait. Et quand on l’a enfin trouvé… il était hors de prix, donc elle a renoncé ! ^^

Pendant notre balade, on a été escorté par un gros chien. Qui a laissé sa place à un plus petit quand on est arrivé dans un nouveau quartier. Chaque territoire avait son chien. C’était marrant de les voir nous accompagner comme ça.

On a visité l’église du village et le petit chien beige qui nous escortait a décidé de nous accompagner à l’intérieur. C’était rigolo…jusqu’au moment où il a commencé à faire pipi partout : sur les statues, les bancs, les murs… On avait un peu honte, donc on a essayé de l’attirer dehors pour limiter les dégâts.

Repas « gastro-nomique »

C’est finalement sans chien et sans chapeau qu’on est allé manger au restaurant qui se situait à côté de notre auberge. Il n’y avait pas un choix énorme en ce qui concerne les plats végétariens, mais il y avait quand même des pizzas alors c’est ce qu’on a pris, hormis Charles-Antoine.

Je crois que c’était les pizzas les moins bonnes qu’on ait mangées jusque-là ! La pâte était dure, le fromage pas très bon, et la garniture venait sans doute d’une boîte de conserve. On a eu un gros chien vers nous pendant tout le repas. Ça donnait l’impression qu’on était en famille.

Benjamin a dû nous laisser avant la fin du repas car il ne se sentait pas très bien. Il a préféré retourner à la chambre. On a terminé le repas tranquillement, puis on est retourné voir la compagnie de bus pour acheter notre ticket.

Pas de retour possible

A ce moment-là, Benjamin nous a rejoint. C’était maintenant ouvert, mais quand on a demandé à acheter nos tickets de bus, la dame nous a répondu qu’il n’y aurait pas de bus ce jour-là en raison d’une fête nationale. On en aurait pleuré de rire tellement on trouvait la situation pourrie !

Benjamin et moi, nous avions déjà acheté nos billets de bus pour partir à Cuzco immédiatement après être revenu à Arequipa. Donc il fallait vraiment qu’on puisse rentrer à l’heure prévue…

La deuxième compagnie de bus, Andalucia, elle, n’ouvrait que le lendemain matin. Donc, en attendant, on n’avait plus qu’à croiser les doigts pour qu’ils aient de la place pour le lendemain.

cabanaconde

Nous avons regagné notre auberge. Hélène a commencé à se sentir mal et moi aussi. Benjamin était toujours patraque. Seul Charles-Antoine semblait conserver la santé. La pizza aurait-elle eu raison de nous ? Espérons que la nuit aura raison de nos douleurs de ventre avant qu’on ne parte à l’aventure…

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