03 Pérou, Notre tour du monde

Jour 71 – Cuzco, jour 2

25/10/2018

Retrouvailles avec Hélène et Charles-Antoine

En nous réveillant le matin, on a un peu traîné au lit. Charles-Antoine et Hélène sont tout de suite aller poser leurs sacs au Air BnB, et nous ont donné rendez-vous dans un restaurant au centre-ville pour déjeuner.

On a pris tranquillement notre petit déjeuner, on a pris notre douche et on a profité un peu d’internet pour télécharger nos photos.

Puis, on a rejoint nos deux amis au restaurant, et on était très en retard ! Sur la route, on a croisé Maylis et Maïwenn, qui profitaient de la journée pour visiter un peu. Elles nous ont parlé d’un endroit où on pourrait voir des lamas de près.

Au restaurant, on en a profité pour nous raconter mutuellement nos aventures, puis on a convenu d’aller faire un « Free Walking Tour » de la ville. Il s’agit d’une visite guidée gratuite pour laquelle on peut donner un petit pourboire du montant qu’on veut.

Balade dans la ville

Avant la visite, nos deux amis voulaient aller se renseigner pour leurs cours d’espagnol, et on s’est donné rdv plus tard. En attendant, on est allé faire le tour de la place centrale. Cuzco était une très jolie ville. Très différente de ce à quoi je m’attendais. Elle était immense.

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Elle se situait à 3800 mètres d’altitude et il y avait une partie sur un plateau et toute la banlieue sur les flancs de la montagne autour, encore plus haut. C’était magnifique quand c’était éclairé la nuit. Il y avait des fortifications et des pavés partout, ce qui la faisait ressembler à une ville médiévale. 

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Le temps n’était en revanche pas génial. Il faisait plutôt froid, gris et la pluie commençait à tomber. On est donc retourné rapidement chercher le poncho de Benjamin, car il l’avait oublié.

Rencontre avec les lamas

Avec nos ponchos, on était prêt à affronter n’importe quel déluge. Ils nous recouvraient presque jusqu’aux pieds ! On a profité d’avoir un peu de temps pour partir à la recherche des lamas, alors que tout le monde s’abritait en raison de la pluie.

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Et on les a trouvés. Ils étaient trop mignons. Ils étaient avec des péruviennes à qui on a expliqué que des enfants nous avaient donné pour défi de faire un selfie avec un lama. La dame a alors demandé à son animal de nous faire un bisou. C’est comme ça qu’on s’est retrouvé avec une super photo.

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Le free walking tour

Après de nombreux remerciements et un peu d’argent laissé à cette dame, on a rejoint Hélène et Charles-Antoine pour le Free Walking Tour. Il y avait la possibilité de le faire en anglais et en espagnol. N’étant pas encore bien à l’aise en espagnol, on est allé à celui en anglais. Mais Hélène ne comprenant pas trop l’anglais, elle et Charles-Antoine sont allés à l’autre.

On a commencé la visite avec un petit groupe. Mais assez rapidement, on s’est rendu compte que le guide faisait beaucoup de « placements de produits ». Il nous parlait beaucoup de tel restaurant, qui faisait des plats pour les touristes, de tel magasin pour acheter des souvenirs, de tel bar etc. Et il avait vraiment l’air de ne pas apprécier faire cette visite. Un peu déçu, on a décidé de lâcher le groupe et de visiter tous seuls.

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On s’est donc promené, comme on le fait habituellement, on s’est perdu dans les petites rues et on a vu de belles églises, des monuments, des statues, des musées. C’était très joli.

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Le marché de San Pedro

Puis, on est allé au marché San Pedro et on a acheté à manger. Rien de fou : des pâtes, de la sauce, des œuf set des fruits. On en a profité aussi pour prendre de bons jus de fruits frais. Charles-Antoine et Hélène voulaient nous rejoindre pour faire le marché, mais quand ils sont arrivés, ça venait de fermer.

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En discutant, on a commencé à parler de danse et Hélène nous a proposé de nous filmer pendant qu’on dansait une bachata. Il pleuvait toujours, alors on avait nos ponchos. On a bien rigolé !

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On a fait quelques courses pour le petit déjeuner, puis on a récupéré nos sacs et nous voilà partis tous les quatre en direction du Air BnB. Le Uber qui nous y a emmené nous a demandé un supplément car apparemment, c’était vraiment au bout du monde.

Et effectivement, c’était à l’autre bout de la ville, en haut de la montagne, au bout d’une route en terre, dans le noir total. Génial !

Le Air BnB du bout du monde

Quand on est arrivé, il n’y avait personne. Heureusement, nos amis avaient les clés. Mais on ne savait pas quelle serait notre chambre alors on a dû appeler notre hôte. L’endroit était très particulier…

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Il y avait une cour qui faisait aussi jardin, avec tout pleins de plantes et des statues un peu zen. Puis il y avait plusieurs petits espaces : une salle de musique, une salle de méditation, une salle de massage, un endroit avec une cuisine, une salle à manger et un salon, un autre endroit avec des WC, puis des escaliers menant à une chambre assez grande avec trois lits deux places, reliée par une passerelle extérieure en bois à une autre partie où il y avait trois chambres et une salle de bains/WC.

Le truc qui était embêtant, c’est que chaque îlot était isolé et pour rejoindre les autres, il fallait passait à l’extérieur. Donc il fallait sans arrêt, enlever et remettre ses chaussures et sa veste. Et vu qu’il pleuvait, c’était boueux. Donc le sol des parties communes était crade. Ce qui ne donnait pas envie d’enlever les chaussures. Bref, je ne me sentais pas très à l’aise.

Le malaise…

On nous avait donné la chambre la plus isolée, celle où il avait les trois lits. Elle était glaciale, et on n’avait pas la clé de la porte, donc impossible de fermer. Étant de nature anxieuse, il était complètement inenvisageable pour moi de laisser nos affaires sans surveillance et sans que ce soit fermé. D’autant plus que notre chambre était celle devant laquelle tout le monde devait passer.

Je sentais que ce serait source de dispute avec Benjamin… Car lui n’est pas stressé du tout. Il a une totale confiance en l’être humain. Le ton a commencé à monter un peu au fur et à mesure qu’on en parlait, car du coup, je n’appréciais pas trop cet endroit.

Hélène se sentait bizarre aussi. Eux avaient un cadenas pour fermer leur chambre, mais quand elle s’est rendu compte que Charles-Antoine avait tout laissé ouvert pour laisser l’air circuler et faire sécher les vêtements, c’est aussi parti en dispute. Du coup, c’était les garçons contre les filles !

Le feu, à la péruvienne

L’endroit était assez froid mais il y avait un poêle. Les hommes ont commencé à faire un feu mais les bûches dépassaient largement de l’habitacle du poêle. Mais notre hôte nous a dit que c’était comme ça qu’ils faisaient le feu ici. Donc ils ont fait leur feu à la péruvienne. On est quand même resté pas loin car les braises qui tombaient sur le tapis et le plancher menaçaient de déclencher un incendie. Pas de soucis, tout va bien !

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Hélène a préparé les pâtes, et on a fait réchauffer nos pizzas, puis on a passé un moment à réfléchir au programme des jours suivants. Il était trop tard pour se décider à faire la Vallée Sacrée le lendemain, alors on a décidé de faire le Saqsayhuaman, qui ne se trouvait pas très loin de notre logement.

Puis, on a pris bien garde à éteindre correctement le feu pour éviter l’incendie et on est allé se coucher dans nos chambres glacées. 

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