02 Etats-Unis, Notre tour du monde

Jours 45, 46, 47 et 48 – Grey Bull



30/09/2018, 01/10/2018, 02/10/2018 et 03/10/2018

 

 

Après un trajet de 2h au milieu de magnifiques paysages montagneux, nous sommes arrivés dans la petite ville de Grey Bull. Pourquoi cette ville ? Eh bien, parce qu’une fois sortis du Yellowstone, il n’y a pas trop de ville. Il y a Cody, à 1 heure de route. Mais c’est assez cher. Un peu trop pour notre petit budget. Alors Benjamin nous a dénichés un petit Air BnB dans la ville suivante : Grey Bull.

 

Notre arrivée à Grey Bull

Une fois arrivé sur place, on emporte tous nos sacs et nos provisions pour les trois jours à venir, et on va toquer à la porte. Un homme plutôt massif, Patrick, vient nous ouvrir, accompagné de 4 chiens de petite taille et de sa femme, Dea.

Les chiens sont bruyants mais ont l’air sympa. Patrick nous montre notre chambre. Elle est au sous-sol de leur maison et nous avons aussi accès à notre propre salle de bains, wc, salle à manger et cuisine. C’était un peu vieillot et au milieu de la tuyauterie, mais propre et fonctionnel. On s’est tout de suite senti bien.

A peine arrivé, on s’est préparé notre dernier burger maison du périple aux USA, et on a plongé au lit.

 

La tyrannie des charmantes petites bêtes

Le lendemain, nous étions seuls à la maison. En nous réveillant, on a réalisé que les petits chiens n’étaient pas aussi mignons qu’ils en avaient l’air en l’absence de leurs « parents ». Les petits démons aboyaient, grognaient et montraient les dents en nous apercevant.

Heureusement, il y avait une barrière pour bébé qui les empêchait de venir dans notre espace. Mais on ne se sentait pas vraiment rassuré, surtout moi…

Bon, de toute façon, on n’avait pas vraiment prévu de sortir hein… ^^

J’ai passé la journée à rattraper mon retard au niveau des carnets de voyage, à préparer les documents pour les enfants et les emails. Benjamin de son côté a suivi sa formation en marketing et a travaillé sur sa boutique en ligne.

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On a aussi pris le temps de se reposer, et de donner des nouvelles à nos amis et à la famille.

On était tellement bien qu’on a demandé si on pouvait réserver pour une nuit supplémentaire.

 

Le lendemain

Le deuxième jour, on a fait à peu près la même chose.

On a juste en plus eu la merveilleuse surprise d’apprendre que Benjamin avait reçu un courrier de l’URSSAF pour son entreprise. L’URSSAF lui demandait de payer 2500 € de charge… Alors que son entreprise de danse avait été fermée. Il s’agissait clairement d’une erreur administrative, mais quand on est de l’autre côté de la terre, ça peut vite être compliqué à gérer. D’autant plus quand on n’a pas les documents avec soi pour prouver sa bonne foi.

Heureusement que la mère de Benjamin est gentille. Elle a passé un bon moment à fouiller dans les papiers de son fils pour trouver le Saint Graal. Elle a fini par le trouver et Benjamin a pu écrire à l’URSSAF pour clarifier la situation.

De mon côté, j’ai essayé d’appeler un cabinet médical en Nouvelle Zélande pour prendre un rdv lors de notre passage. Mais la tâche s’est avérée plus laborieuse que prévue. J’avais pourtant noté mon texte et on s’est plus ou moins compris. Mais le fait que je ne sois pas résidente avait l’air d’être problématique par rapport à leurs procédures. Il faudra voir ça sur place, le moment venu…

 

L’affrontement des monstres

On n’est pas sorti du logement pendant ces deux jours hormis une percée héroïque chacun pour aller chercher des affaires à la voiture. Je parle de percée héroïque parce que les petits démons ne nous lâchaient pas la grappe et montraient les dents. Heureusement, c’était plus impressionnant que méchant.

Après une deuxième bonne nuit de sommeil, on a remballé nos affaires de manière à être ok pour prendre l’avion.

 

Changement de plans

Le lendemain, c’était notre anniversaire. Déjà 5 ans qu’on s’est mis ensemble… Pour fêter ça, on s’est fait un petit restaurant thaïlandais. C’était super bon, et on était tout seul dans le restau. (Remarquez la tignasse de monsieur… ^^)

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J’en ai profité pour checker nos avions et j’ai réalisé que nous quittions notre prochaine étape le dimanche matin très tôt et pas le dimanche soir comme je le pensais… Sauf qu’on avait prévu de passer le prochain weekend avec un ami à moi, Quentin, et sa femme à la Nouvelle Orléans. Et ils arrivaient le vendredi soir tard. Donc si nous partions le dimanche matin tôt, ça faisait très court…

D’autant plus qu’ils faisaient beaucoup de route depuis Chattanooga pour nous rejoindre… Et ils avaient réservé des hôtels assez chers pour nous quatre. Gros stress. Je contacte donc Quentin pour lui apprendre que ça allait être chaud.

Après en avoir parlé avec sa femme Andrea, il nous annonce qu’ils vont devoir annuler le weekend car trop de route pour si peu de temps. On était dégoûté. C’était prévu depuis des mois…

 

Les solutions ?

On essaye de voir si on n’a pas d’autres solutions. Repousser notre vol nous coûtait 550 €, prendre un vol pour Quentin aussi…

Impossible !

Il a s’est battu avec les hôtels pour réussir à se faire rembourser, et on a laissé tomber l’idée de se voir… Et puis finalement, Quentin nous a proposé de nous rencontrer à mi-chemin. Et on s’est mis d’accord là-dessus : ouf !

 

En route vers l’aéroport

De notre côté, après on a réservé une voiture pour deux jours à La Nouvelle Orléans et on est parti à Cody, en direction de l’aéroport, après avoir nettoyé notre petite voiture. On était presque triste à l’idée de la rendre…

Arrivé à l’aéroport, on s’est rendu compte que c’était vraiment tout petit. Une fois qu’on a rendu les clés de la voiture, on s’est installé confortablement dans des fauteuils avec un film en streaming. Notre avion ne partait que le lendemain matin, alors on avait prévu de dormir directement à l’aéroport en attendant.

 

 

Nuit à l’aéroport : mauvais plan ?

On a grignoté les restes de notre repas du midi et on a regardé tranquillement notre film. On était vraiment seul dans l’aéroport. Jusqu’à ce qu’un homme sorti de nulle part s’approche de nous pour nous parler.

 

Il nous a demandé si on avait un plan pour dormir cette nuit ou pas. Sur le coup, je me suis un peu inquiétée. D’autant plus qu’il avait l’air un peu bizarre, comme s’il avait des tocs. En fait, c’était le gardien et il était 22h00, heure de fermeture de ce petit aéroport. Il nous a proposé gentiment de nous laisser rester dans l’entrée de l’aéroport, au chaud, entre les portes automatiques. On avait juste un petit banc mais c’était déjà super qu’il ne nous mette pas à la porte.

 

La nuit

On a déménagé nos affaires et on s’est remis notre film, pendant que le gardien nous enfermait à clé là-dedans, après qu’on soit passé aux WC (évidemment !). On a bien avancé dans nos séries en retard, et on a fini par s’endormir sur notre banc, blotti sous une couverture. Ca faisait un peu sans abri, mais on assume. On était clairement sans abri ce soir-là…

Mine de rien, c’était une expérience sympa ^^. Tout s’est bien passé. Un autre gardien est venu nous libérer le matin. On a grignoté, fait un brin de toilette et avons enregistré nos bagages.

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Le départ

Avant de passer les portiques de sécurité, on a discuté avec un couple de l’âge de nos parents et c’était super sympa. Elle venait de La Nouvelle Orléans et on a discuté de cette ville, vu qu’on allait y atterrir bientôt. Discussion très agréable avant de prendre notre long vol avec escale à Denver.

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Puis, après avoir passé les contrôles de sécurité, nous avons pris la direction de notre prochaine étape : La Nouvelle Orléans…



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