03 Pérou, Notre tour du monde

Jours 60 et 61 – Ica

15/10/2018 et 16/10/2018

Sommaire

Le bus qui « ne part pas à l’heure »

Ce matin-là, après une nuit merveilleusement calme (ou pas !), nous sommes allés sur la place pour prendre un petit déjeuner en vitesse avant de sauter dans un taxi pour aller à la gare routière de Paracas.

Juste le temps de jouer un peu avec une petite fille qui se cachait derrière mon siège à la gare routière et notre bus arrivait. Contre toute attente, le bus est parti avec 30 minutes d’avance. Heureusement nous étions là bien en avance ! On aurait été assez contrarié que le bus parte avant qu’on arrive… Malheureusement, certaines personnes ont loupé le bus à cause de ça =/

Arrivée à Ica

Le chemin a été assez rapide et on a débarqué dans la petite ville d’Ica. Il s’agit d’une ville qui est juste à côté d’un désert de sable. On a sauté dans un taxi directement en direction de la Huacachina, oasis dans ce désert. C’était vraiment tout proche.

Benjamin avait réservé une chambre dans une petite auberge, alors nous nous sommes directement dirigés là-bas pour déposer nos sacs à dos. Il faisait une chaleur infernale, et il n’y avait presque pas d’ombre.

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Heureusement, notre chambre était un peu plus fraîche. Une fois rafraîchis et reposés, nous sommes partis visiter notre nouvel environnement. L’oasis était entourée d’énormes dunes de sable. Au centre, il y avait un étang entouré de palmiers.

Les touristes

On a eu la chance de venir en basse saison. Habituellement, cet endroit est tellement touristique qu’il est impossible de se retrouver seul un seul instant. Ce qui rend l’expérience beaucoup moins agréable. On appréhendait un peu par rapport à ça, car de nombreuses personnes avaient détesté cet endroit pour cette raison. Mais nous, on était presque seul et on a adoré ! C’était tellement beau !

On a profité de notre balade pour aller réserver une excursion dans les dunes de sable pour aller faire du sandboard (du surf sur le sable). On a choisi d’y aller le jour-même, en fin de journée pour pouvoir voir le coucher du soleil dans le désert.

Excursion en buggy dans le désert

Nous voici donc partis en buggy, avec un chauffeur cette fois, et dans un buggy plus gros, affrontant les dunes de sable. Le chauffeur prenait volontairement les dunes de face. Le véhicule sautait et dévalait les dunes. Heureusement qu’on était attaché !

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On avait bien pensé à attacher les sacs à dos également, et heureusement, car le buggy sautait tellement que les sacs volaient dans tous les sens ! On ne pensait pas avoir autant de sensations fortes. ^^

Au bout d’un moment, on s’est arrêté tout en haut d’une énorme dune (je ne sais même pas comment on a réussi à monter là-haut). On était juste au bord de l’arrête et c’était flippant de voir la pente. On a pris quelques clichés, car depuis cet endroit, on avait une jolie vue sur l’oasis et sur la ville derrière. A ce moment-là, on a vu un couple de canadiens qui se préparaient à descendre cette pente, debouts, sur un surf en bois. Je peux vous dire qu’ils n’étaient pas très rassurés ! Leur descente nous a bien fait rire, surtout celle de la demoiselle qui a beaucoup été sur les fesses…

Premiers crash tests en sandboard

Ensuite est venu notre tour ! La pente était heureusement un peu moins raide et moins longue. Mais impressionnante quand même pour une première expérience… Le guide a décidé que ce serait Benjamin qui commencerait.

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Il a expliqué rapidement les règles de sécurité en espagnol, mais ça ne faisait pas encore très longtemps qu’on était en Amérique Latine et on n’a pas tout compris. Peu, importe, Benjamin s’est élancé, allongé à plat ventre sur son surf ! Ça n’avait pas l’air si difficile finalement…

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Puis ce fut mon tour et effectivement, ça ne faisait pas si peur que ça. On pouvait freiner à tout moment en plantant nos pieds dans le sable. C’était assez rigolo de glisser comme ça sur les dunes, et le paysage était vraiment beau. Une fois qu’on avait commencé, on était comme des gosses : on n’avait plus envie de s’arrêter.

On a recommencé sur une autre dune, bien plus impressionnante. Puis encore sur une autre.

Tentatives de surf

Le guide nous a même montré comment glisser debout sur le surf (mais sur une petite pente pour ne pas prendre de risque). Benjamin a plutôt bien réussi la manœuvre, mais pour moi, c’était une autre paire de manches ! J’ai fini les fesses par terre à chaque fois…

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La descente ultime

Ensuite, le guide nous a emmené descendre une pente énorme et qui était vraiment raide. Elle était en deux bouts, et on ne voyait même pas le fond. Là, c’était flippant… Mais Benjamin s’est vaillamment élancé, sans même sourciller. Et en fait, c’était vraiment cool !

Le coucher du soleil sur les dunes

Après ça, on est remonté dans le buggy pour trouver un spot pour regarder le coucher du soleil. D’ailleurs, le buggy a eu beaucoup de mal à escalader la dune qu’il voulait atteindre. On a dû attendre un bon moment, et on a cru qu’on ne verrait rien car le ciel était très nuageux. Mais quand le soleil a commencé à se coucher, c’était juste époustouflant.

Les nuages ont pris des teintes violettes et roses, puis sont passées à l’orange et au rouge. Le tout, devant des dunes de sable à perte de vue…Quel spectacle !

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On a regardé ça pendant un petit moment, en amoureux. Et on a fait notre dernière descente en sandboard devant ce paysage de rêve.

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Puis, on est remonté dans le sandboard pour rentrer à l’oasis. Le chauffeur s’est amusé encore un peu dans les dunes, et d’ailleurs, je crois qu’il s’est fait peur. Le jour baissait et on voyait moins bien, et il a foncé à toute vitesse dans une dune qu’il n’a même pas vue. Après ça, il s’est un peu calmé !

Dégustation de Pisco Sour

Une fois revenus à l’oasis, le guide nous a invités à faire une dégustation de Pisco Sour, le fameux cocktail typique de la région. On n’était pas particulièrement emballé à la base. Se poser pour prendre un verre d’alcool, ça fait bien longtemps que ce n’est plus vraiment notre délire.

Mais en fait, c’était super sympa. Le guide nous a donné tout ce qu’il fallait pour préparer nous-mêmes le cocktail. C’était super super ! Ensuite, on a bien sûr dégusté nos chefs d’œuvre et c’était plutôt bon.

Jeu à boire

D’autres personnes nous avaient rejoints et il y avait maintenant avec nous trois français (Chloé, Gwenael et Floriane) et un couple d’espagnols. Le guide a alors mis un jeu de Jenga sur la table et a posé des shooters et du Pisco pur sur la table. Le Jenga était en fait un jeu à boire. Sur presque chaque bûchette, il était écrit un gage à boire : prends deux shooters, donne deux shooters à ton voisin de droite, invente une règle…

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On a bien rigolé ! Surtout quand la règle était de boire le shooter sans les mains… On a quand même tenu sacrément longtemps pour dire qu’on ne buvait pas trop. Le Pisco pur était un peu fort, mais heureusement, Benjamin et moi ne tombions pas souvent sur des bûches qui nous faisaient boire. La technique, c’est de repérer les bûches sans rien écrit dessus ^^ (non c’est pas de la triche !)

On a fini par danser le Madison et le Kuduro tous ensemble. Et un peu de salsa, bachata et kizomba, car tout le monde voulait voir ce qu’on savait faire.

Fin de soirées entre français

Ensuite, on est allé manger au restaurant avec Chloé, Floriane et Gwenael et on a pu discuter un peu plus calmement. Ils venaient de terminer leurs études (ils venaient d’une région proche de la nôtre), et ils avaient décidé de partir trois mois en Amérique du Sud. On a bien ri en partageant nos aventures !

Appréhension canine…

Puis est venu le moment de se séparer. On a pris la direction de notre auberge et on a croisé une femme qui nous a donné un flyer pour une soirée salsa juste à côté. On était en chaussures de randonnée mais on s’est dit qu’on allait aller jeter un coup d’œil. Mais en fait, il n’y avait absolument personne, malheureusement…

Alors on est rentré, un peu déçu. Sur le chemin, on a croisé une meute de chiens errants. Et pour tout vous dire, je n’étais pas du tout rassurée ! Ils avaient l’air agressifs, ils se battaient entre eux et aboyaient beaucoup en grognant et en montrant des dents.

Je n’avais aucune intention de leur faire du mal, mais j’ai quand même trouvé plus prudent de mettre quelques cailloux dans ma poche pour les lancer au sol et leur faire peur, dans le cas où ils attaqueraient. Heureusement, on n’a eu aucun problème, et je n’ai pas eu à m’en servir (je n’avais de toute façon pas l’intention de leur jeter dessus, c’était surtout pour me rassurer).

La montée de la dune

Le lendemain matin, nous avons tout juste eu le temps d’escalader à pied la dune de sable la plus haute à proximité de l’oasis. On a vraiment galéré ! Il faisait une chaleur suffocante, le soleil cognait fort, la pente était raide et nos pieds s’enfonçaient complètement dans le sable.

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Mais on a réussi et on a eu une vue imprenable sur l’oasis. Une petite victoire avant de redescendre à grandes enjambées. Ça c’était vraiment sympa d’ailleurs !

Puis, une fois de plus, nous avons repris un taxi direction la gare routière pour prendre notre prochain bus. Et cette fois-ci, on est allé en direction de Nazca !

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