04 Argentine, Notre tour du monde

Jour 107 – Chutes d’iguazu, côté brésilien

01/12/2018

Météo capricieuse

Ce matin-là, il faisait plutôt gris. On était un peu déçu mais bon, ça fait partie des risques. On ne peut pas avoir la météo avec nous à tous les coups. Mais on avait un jour d’avance sur notre programme alors on avait deux solutions : ne rien faire aujourd’hui et aller voir les chutes d’Iguazu demain, ou bien aller voir les chutes côté brésilien aujourd’hui (ce qui n’était pas prévu), et faire le côté argentin avec le soleil demain.

On a opté pour la seconde option ! Mais avant, Benjamin voulait absolument manger un bon petit déjeuner. Avant de quitter la maison, on a croisé une petite chatte et ses chatons. Impossible de partir sans les câliner un peu.

On a trouvé une grande boulangerie vers la gare routière. On s’est installé et on a commandé. Croissant et thé pour Benjamin, sandwich au fromage toasté, œuf au plat et jus de fruit frais pressé pour moi.

Passage de la frontière brésilienne

Une fois repus, on est allé à la gare routière pour savoir comment aller jusqu’aux chutes côté brésilien. On a acheté nos tickets de bus pour 11h00 et on est allé attendre au terminal.

C’est là qu’on a revu une frimousse familière : celle d’Amélie, la jeune infirmière qu’on avait rencontrée à Sucre en Bolivie. C’était marrant de la retrouver là par hasard. On a discuté de nos aventures depuis notre première rencontre pendant tout le trajet dans le bus.

Le bus a fait une pause à l’immigration pour la sortie du territoire argentin. C’était assez rapide. Il suffisait de montrer son passeport pour avoir un tampon de sortie. Nous sommes remontés dans le bus et quelques minutes après, nous arrivions à l’immigration brésilienne. Là, aussi, ce fut rapide. On nous a simplement demandé pour quelle raison on venait et combien de temps on restait. Et hop ! Un nouveau tampon dans le passeport !

Ça y est : nous voilà au Brésil !! Un détour imprévu mais dont on a bien profité. Détail qu’on a rapidement remarqué : on a changé d’heure à la frontière. Il valait mieux s’en rendre compte pour ne pas louper le bus du retour.

Les chutes d’Iguazu

Nous sommes arrivés assez rapidement au parc national des chutes d’Iguazu. On est allé acheter nos tickets d’entrée et nous voilà partis dans la navette qui nous a emmenés jusqu’aux chutes.

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Malgré le ciel gris, on a été impressionné par la vue de ces majestueuses cascades. Elles étaient bien plus grandes et impressionnantes que les chutes du Niagara (qui sont déjà fascinantes).

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Le fait qu’elles soient encadrées par la jungle verdoyante ajoutait un côté un peu magique à la scène. Du côté brésilien, on les voyait de face car elles coulaient depuis les rives argentines.

Des animaux partout

Après quelques clichés, nous avons eu la chance de voir un magnifique toucan posé sur la branche d’un arbre. On a réussi à l’approcher d’assez près. C’était magique d’en voir un à l’état naturel.

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Il y avait des pancartes qui donnaient les consignes au cas où on croiserait un jaguar. Ça faisait un peu peur, mais, comme depuis le début de notre périple, nous n’avons pas croisé de prédateur. Rien d’étonnant : avec le monde qui se baladait dans le parc, ils devaient être effrayés.

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Par contre, nous avons croisé de nombreux gros lézards rayés blanc et noir. Et également des espèces de grands mille-pattes. Il y en avait partout ! Ma meilleure amie Bich, qui a peur des lézards, n’aurait peut-être pas apprécié cet endroit ^^

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Point de vue final sur les chutes d’Iguazu

Nous avons suivi un long chemin qui longeait les chutes de manière à nous offrir plusieurs points de vue différents. A la fin du chemin, l’une des chutes était de notre côté et tombait en escaliers. L’eau coulait avec un débit incroyable et une force spectaculaire.

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Il y avait un ponton en fer qui nous permettait de passait très près de cette dernière cascade. On a dû mettre nos ponchos imperméables parce que la chute éclaboussait tout le ponton. C’était vraiment impressionnant…

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Même avec les ponchos, on était trempé ! Entre l’eau qui nous éclaboussait le visage, et la sueur qui coulait partout ailleurs, difficile de rester au sec. On a pu ensuite s’approcher très près de cette chute, sur le côté. Et enfin, prendre un ascenseur pour monter au-dessus et voir la puissance de son débit s’écouler depuis le dessus.

Retour en Argentine

Il ne nous aura fallu que quelques heures pour contempler ce magnifique endroit avant de reprendre la navette, puis le bus pour rentrer.

En arrivant à la gare routière, Benjamin avait envie d’une bonne glace. Il faut dire que nous n’avions pas déjeuné. Alors on a cédé et pris un quart de litre de glace chacun. ^^

En Argentine, les glaces sont vendues en grosse quantité. On peut prendre soit un simple pot ou cornet, soit un double, un triple, un quart de litre, un demi litre ou un litre. Certains viennent même acheter directement chez le glacier plusieurs litres ainsi que des cornets et les mettent au congélateur chez eux pour les déguster en famille à la maison.

J’avais pris une glace au dulce de leche et elle était vraiment délicieuse ! Benjamin avait l’air de se régaler aussi.

Grosse claque

Pendant qu’on mangeait, on a vu une toute petite puce, qui devait avoir deux ans, faire les poubelles devant le glacier. J’en ai eu les larmes aux yeux.

Quelques minutes après, on a vu un petit garçon un peu plus vieux (peut-être six ans) proposer des petites sculptures contre de l’argent. Il semblait être le frère de la fillette. On lui a donné de l’argent pour qu’il puisse s’acheter une glace, sans prendre sa sculpture, en lui disant que c’était pour lui tout seul. Son visage s’est fondu d’un très grand sourire.

On a trouvé ça vraiment triste. Et ce qui était encore plus triste, c’est que des parents soient dans une situation tellement précaire qu’ils en viennent à envoyer leurs jeunes enfants mendier. On a tendance à oublier la chance qu’on a de vivre dans un pays riche et d’avoir une situation moyenne là-bas. Quand on voit ça, ça nous remet les pieds sur terre…

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