04 Bolivie, Notre tour du monde

Jour 96 – Salar d’uyuni

20/11/2018

Départ vers l’île Incahuasi

Le réveil fut difficile ce matin-là car on avait tous très peu dormi. Mais il nous fallait partir pour le Salar d’Uyuni avant l’aube pour pouvoir voir le lever du soleil depuis l’île aux cactus Incahuasi située dans le salar d’Uyuni. Et il y avait de la route !

On a vite remballé nos affaires, en gardant avec nous les objets qu’on voulait utiliser pour les photos, on s’est habillé et on a sauté dans la voiture. En 3 minutes, presque tout le monde dormait de nouveau, excepté Luis qui devait conduire, et moi qui regardait les étoiles. C’était magnifique !

Le ciel a commencé à s’éclaircir petit à petit et nous avons vu l’île et ses milliers de cactus se dessiner à l’horizon. Une fois arrivés, Luis a garé la voiture et nous a laissés libres d’explorer l’île pour trouver le meilleur spot afin de voir le soleil se lever. Ce qu’il ne nous a pas dit, c’est qu’on devrait monter autant !

Lever du soleil dans le Salar d’Uyuni

Il y avait pleins d’escaliers naturels et de rochers à monter pour arriver tout en haut. Et avec l’altitude, on était très vite essoufflé. Quand on est arrivé en haut, on s’est rendu compte qu’on était loin d’être seul ! Il y avait tout plein de monde déjà installé, assis dans les rochers, qui attendait le soleil.

salar d'uyuni

Le monde en soi n’était pas dérangeant. Par contre, certains étaient vraiment bruyants. Et ça, clairement, pour profiter d’un beau paysage (surtout tôt le matin, quand on a peu dormi et pas encore mangé), c’est très énervant ^^ ! Ça gâche juste complètement l’expérience... Nous avons échangé des regards complices avec notre groupe, faisant un clin d’œil à notre discussion de la veille au sujet du tourisme.

salar d'uyuni

Puis, ça a commencé. On avait tous hâte de voir les magnifiques couleurs sur les nuages. Mais en fait, le soleil est juste sorti quelques minutes puis a disparu derrière de gros nuages. Et on ne l’a plus revu. Aucune couleur. Rien ! Un des levers de soleil les plus décevants depuis le début de ce voyage… ^^

salar d'uyuni

Par contre, en regardant dans l’autre sens, on avait quelques couleurs ce qui faisait un rendu assez joli. On s’est promené entre les cactus jusqu’à redescendre pour retrouver Luis. En nous attendant, Marco et lui avait dressé le petit déjeuner sur une table en sel. Et Marco nous avait fait un bon gâteau, qu’on a dégusté avec du dulce de leche.

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Benjamin prend les choses en main

Après le petit déjeuner, nous avons pris la route à pieds. C’était plutôt bizarre de se dire qu’on marchait sur du sel. Après une vingtaine de minutes, Luis est venu nous récupérer avec le 4×4, et on a roulé dans le salar jusqu’à trouver un bon endroit pour faire quelques photos.

salar d'uyuni

Puis, Luis a proposé à Benjamin de conduire le 4×4. Il était trop content pouvoir conduire dans sur le sel. Luis lui a juste expliqué quelques règles de sécurité et puis on est parti. C’est lui qui nous a emmené là où on a pris les photos.

Jeux de perspective dans le Salar d’Uyuni

On était tous les quatre impatients de pouvoir commencer. On a demandé à Luis s’il pouvait nous aider pour les photos et il a sorti deux tapis pour pouvoir s’allonger sur le ventre et avoir la meilleure position pour nous photographier. On sentait qu’il avait l’habitude. C’était cool parce qu’on avait qu’à lui dire à peu près ce qu’on voulait, et il nous dirigeait pour qu’on se place correctement, de manière à avoir les meilleurs effets sur les photos.

salar d'uyuni

On a dû rester faire des photos pendant au moins deux heures ! On a vraiment bien rigolé. On essayait à chaque fois de faire chaque photo en échangeant les rôles pour que chacun puisse y trouver son compte. Et on était super efficace grâce à la liste que j’avais préparée.

salar d'uyuni

On a même fait une petite vidéo dans laquelle on sort d’une boîte de Pringles avant de croiser un Marco géant, et de vite rentrer s’y réfugier en courant ^^.

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Sculpture de sel

Après les photos, on a repris la route jusqu’à arriver à un bâtiment tout en sel, dans lequel il y avait quelques sculptures de sel. Devant le bâtiment, il y avait pleins de drapeaux qui avaient été plantés par les visiteurs des différents pays. Et il y avait aussi la fameuse sculpture en sel commémorative du Dakar.

Village bolivien

Enfin, on a atteint l’extrémité du désert de sel et on en est sorti. On s’est arrêté dans un petit village dans lequel il y avait des boutiques de souvenirs, puis on a mangé pas très loin. On avait du quinoa, des croquettes de chou-fleur et différentes patates douces typiques de la Bolivie. C’était délicieux.

salar d'uyuni

A cet endroit, on a vu une petite chienne qui avait de minuscules chiots. Ils étaient vraiment craquants. Le petit garçon qui vivait là, nous en a carrément mis un dans les bras. Et ça m’a rappelé à quel point mes petits chats me manquaient…

Le cimetière des trains

Luis nous a ensuite emmenés au cimetière des trains. Il n’avait pas l’air super emballé à l’idée d’y aller et on a compris pourquoi. C’était bondé ! Il y avait des touristes partout. Certains couraient en sautant de wagon en wagon. C’était assez dangereux. L’endroit était également sale car certains jetaient leurs déchets par terre. Bref, on n’a pas spécialement aimé =/

salar d'uyuni

Recherche d’un bus pour partir

Et enfin, nous sommes arrivés à la ville d’Uyuni, le point final du voyage. On était un peu triste de nous séparer de Luis car on avait vraiment adoré cette aventure avec lui. Mais on a gardé ses coordonnées pour pouvoir rester en contact. Et on lui a laissé un bon pourboire pour le remercier.

Il nous avait donné le nom des meilleures compagnies de bus pour aller jusqu’à La Paz. Alors la première chose qu’on a faite en arrivant, c’est de comparer les prix et les horaires des différentes compagnies et de réserver notre billet. Manque de bol : aucun départ avant 20h00. Et il n’y avait vraiment pas grand-chose à faire dans la ville elle-même.

salar d'uyuni

On a du mal à se séparer

On a laissé nos sacs en consigne à l’agence de bus, et on est parti visiter un peu. Quelques minutes après, on a croisé Jannick et Lisa, dont le bus partait aussi le soir. Et Tim et Laura qui eux allaient monter dans leur bus, en direction de Potosi. Puis, on s’est retrouvé sur une place et on a retrouvé Flavien qui attendait là. Alors on s’est posé avec lui et on a discuté de voyage. Un gentil chien est venu nous rejoindre et on lui a fait pleins de câlins.

Et puis, on s’est tous retrouvé avec Jannick, Lisa, Peter, Jasmien, Roxane et Joe, alors on s’est installé à un café juste à côté. On y resté à discuter et rigoler jusqu’à ce que ce soit l’heure de prendre nos bus.

Les discussions vont bon train

Joe ne savait pas vraiment où il allait. Il avait attendu trop longtemps pour prendre son billet d’avion pour le pays suivant, et tout était maintenant hors de prix. Il a fini par changer ses plans et voir pour rester quelques jours de plus en Bolivie en attendant de trouver un bon plan. Et comme nous allions presque tous à La Paz, il a fini par prendre lui aussi un billet de bus pour la capitale. Pourtant, il avait détesté cette ville dans laquelle il s’était fait voler son téléphone. « La Paz » était même devenue sujet de fou rire tant il la détestait !

On a échangé nos coordonnées et on a créé un groupe sur Whatsapp pour rester en contact. Je crois que ce moment tous ensemble a été l’un de ceux que j’ai préférés. Nous avons tous essayé de parler la langue des autres. Nous avons parlé de nos projets, de nos vies passées, de nos voyages, des « f**king tourists » que nous étions tous, et nous avons échangés des bons plans pour la suite. Peter nous a donné une carte SIM argentine. Et nous lui avons donné nos derniers soles péruviens contre des pesos argentins.

L’heure de la séparation approche

Lisa, Jannick, Joe, Benjamin et moi avions encore un peu de temps avant le départ de nos bus, alors nous sommes allés au centre-ville pour trouver de quoi manger. On est passé au marché et on a acheté des granadillas. Ça nous a rappelé le Pérou… On n’a pas trouvé grand-chose de concluant hormis un genre de gros pain fourré au fromage.

L’heure est finalement arrivée et on s’est dit au revoir en se mettant au défi d’envoyer des photos de nos bus respectifs pour savoir qui avait eu le meilleur. En attendant de monter dans le bus, on a discuté avec un couple de français très sympas qui étaient en voyage pour plusieurs mois en Amérique latine. Malheureusement, on n’était pas placé à côté, mais ils voulaient aller au même endroit que nous : à Copacabana, donc on s’est dit qu’on se recroiserait sûrement.

Le meilleur bus bolivien…

Ce bus était vraiment le meilleur de tous ceux qu’on avait eu en Bolivie ! Enfin un bus digne de ce nom ! On était trop content. Il était presque neuf donc en super état, propre. Les sièges étaient larges et confortables, les coussins moelleux. On avait une couverture en polaire toute douce, un appui jambe au top et les sièges s’allongeaient bien bas. Il y avait même le wifi dans le bus et des WC !!! Enfin des WC !

salar d'uyuni

On a direct envoyé des photos aux autres, et je crois qu’on avait l’un des meilleurs bus ^^. On a mangé, et regardé un petit film avant de s’endormir. Il faut dire que notre journée avait commencé très tôt donc on était très fatigué…

…avant le drame !

Vers 2h du matin, on a été réveillé par des bruits de coups sur une surface métallique. Comme si quelqu’un toquait avec un marteau sur une porte. Dans un demi-sommeil, j’ai entendu quelqu’un dire que les toilettes étaient hors service. Je me suis dit « oh mais non, je n’y suis même pas allée encore ! ». Alors je pensais que quelqu’un toquait à la porte du chauffeur pour lui demander de faire un arrêt « pipi ».

J’ai ouvert un œil et en fait, on était déjà arrêté sur le bord de la route, au milieu de nulle part. Le chauffeur est alors monté à l’étage pour nous dire qu’il était désolé mais que le bus était en panne. Les bruits qu’on entendait venaient du moteur en fait.

Tout a été bien organisé et un autre bus faisant le même trajet était déjà arrivé pour nous récupérer. Bon celui-ci était un peu moins récent, propre et confortable, mais au moins on avançait vers notre destination. C’est dans ce bus qu’on terminée notre nuit un peu mouvementée en direction de La Paz…

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